Nouvelle Choc ! Pommes cirées et poires traitées aux antibiotiques Tétracycline et Streptomycine

La pomme bleue, l’emblème de MSD. Que représente-t-elle ? La panique de ne pas rien manger? Non pas du tout. C’est la vérité et la conscience, la vision du danger invisible des contaminants de nos aliments frais ou transformés. Maintenant, comment faire confiance aux industriels et au gouvernement lorsqu’on apprend que le fruit aux mille vertus interdit d’Adams et Êve, celui qu’on dit que sa consommation quotidienne éloigne le médecin pour toujours et laquelle réduit les maladies dégénératives du cerveau Alzheimer et Parkinson (par la captation de l’aluminium hautement toxique de notre alimentation) est contaminé même en étant biologique ?

Plusieurs articles sur le sujets sont disponible depuis longtemps et on apprend le 12 avril 2013 par le Washington post que le National Organic Standards Board, à rejeté la pétition en faveur de l’utilisation de ces puissants antibiotiques, streptomycine et tétracycline (ou oxytétracycline) au delà de la date d’expiration de l’entente du 21 octobre 2014. L’utilisation de ces antibiotiques est une exception par le USDA dans le Biologique pour les pommes et poires uniquement afin de combattre le feu bactérien. Cela n’est pas permis pour les autres fruits et légumes. Par contre, des pressions par les pomiculteurs pourraient repousser la date en 2016 si nous ne faisons rien.

Normalement utilisés pour traiter des maladies et infections bactériennes à gram positif, négatif ou anaérobies, ces produits chimiques ont été approuvés silencieusement par le USDA(United States Department of Agriculture) pour la production de pommes et poires et cela contribue certainement aujourd’hui à l’épidémie de résistance aux antibiotiques que nous vivons. Pourtant, les pommes destinées à l’Union Européenne en provenance des États-Unis doivent être sans antibiotiques et celles du Canada doivent être sans tétracycline mais la streptomycine est homologuée au Canada. Il y a donc aucune raison de continuer d’accepter leur utilisation puisque plusieurs producteurs se débrouille bien sans eux à Washington où environ 38% en utilisent!

Selon Organic Consumers Association:

Every time you eat an organic apple or pear, you expose your gut flora to measurable levels of streptomycin and tetracycline, this increases your chances of developing resistance to these important antibiotics, both of which are essential to treating human disease. Chaque fois que vous mangez une pomme ou poire organique, vous exposez votre flore intestinale à des niveaux mesurables de streptomycine et tétracycline, cela augmente vos chances de développer une résistance à ces antibiotiques importants qui sont tout deux essentiels au traitement de maladies humaines.

Permettre des antibiotiques dans nos aliments est un danger sanitaire incroyable et c’est accepté même pour les élevages de bétail afin de faire grossir plus rapidement les animaux sans maladie, souvent inévitables par le peu d’espace et l’alimentation débalancée ou inappropriée que l’on leur sert. Cela encourage les bactéries résistantes, affaibli notre flore intestinale des bonnes bactéries et réduit notre résistance aux diverses maladies par le fait même. La résistance peut aussi se développer au niveau des micro-organismes du sol ce qui n’est pas rien puisque cela peut contaminer tout la chaîne alimentaire..

Le biologique devrait ne pas jamais contenir de pesticides, fertilisants chimiques ou antibiotiques. J’ajoute la pomme normalement à ma liste des meilleurs aliments au monde qui devraient être consommés «purs» et naturels. Obsession du sanitaire par l’agence Canadienne d’Inspection des Aliments ajoute au problème. Les exigences sur la pomme font pas moins de 42 pages seulement sur l’apparence, dureté, la grosseur, la qualité, la beauté etle «parfait visible» comptent finalement. Seuls les article 5.1 et 7.9 font mention de pulvérisations. Le 5.1 sur la propreté mentionne les résidus de pulvérisations et cires comme suit:

L’inspecteur doit signaler les matières étrangères présentes sur les pommes en se fondant sur l’apparence de spécimens individuels

Donc, aucune limites permises ou maximales par type de contaminants connus ou pesticides, on regarde c’est tout. Pas possible mais vrai. Ensuite, le consciencieux inspecteur de qualité consulte l’article 7.9, qui fait à peine 1/2 page, sur les brûlures causées par la pulvérisation. Oui, seulement les brûlures. Imaginez la quantité de pesticides et produits chimiques utilisés pour occasionner ces problèmes, et le pire c’est que la pomme est à peine déclassée et vendue pareil aux Alimenteurs.

Le produit doit être parfait au niveau du look. Les consommateurs ne font pas de plainte si le produit est beau mais toxique, mais ils vont se plaindre s’ils manquent d’éducation sur le défaut du produit naturel parfois un peu imparfait et ayant une piqûre ou une petite tache et c’est le pomiculteur qui paie les frais car il peut perdre le droit de vente. (histoire vrai d’un cultivateur bio).

Les pomiculteurs sont au prise avec un choix, ayant investi des sommes importantes, ils doivent parfois décider de la vie ou de la mort de leur arbres et c’est pourquoi les antibiotiques et les pesticides sont souvent sur utilisés. Mais le changement de pratiques, l’éducation des producteurs et consommateurs, l’attention au verger ainsi que les traitements écoresponsables sont aussi des solutions. Notons par exemple, l’ensemencement par de bonnes bactéries et bons insectes, utilisation de macrophages pour les pucerons ou d’insectes non nuisibles, optimisation des pH des sols, pulvérisation avec produits naturels à base d’huile essentielles répulsives ou antimicrobiennes naturelles (je pense à l’ail et à l’origan, oignon ou au pamplemousse par exemple) et cultivars de pommiers plus résistants, l‘utilisation de bactériophages très spécifiques aux bactéries visées seraient des avenues à évaluer.

Parlons maintenant de la Morpholine utilisée dans la cire à pomme. En tant que scientifique, je ne peux pas accepter le fait qu’on l’utilise légalement sur les pommes. Ce produit est issu d’une réaction chimique avec de l’acide sulfurique ou Vitriol ou de l’ammoniaque et dudiéthylène glycol, donc des résidus peuvent être présents. Rien de naturel, la morpholine est une forme de solvant utilisé normalement pour le conditionnement du caoutchouc ou comme agent anticorrosion. La fiche SIMDUT, risque sur la santé de ce produit est de niveau 3: Produit pouvant provoquer après une exposition de courte durée, des séquelles graves temporaires ou bien des séquelles modérées résiduelles. Inflammabilité 3: Liquides et solides susceptibles de s’enflammer à température ambiante (plus que le diesel) . Selon le système général harmonisé (SGH), c’est une matière toxique ayant des effets immédiats graves, corrosive et inflammable. Mais elle ne pose pas de préoccupation pour la santé selon Santé Canada, ni cancérogène ni tératogène chez les rats selon-eux. Ils n’ont apparemment pas lu l’archive de la presse du 16 août 2002, où l’on pouvait lire que l’Organisation Mondiale de la santé la considère toxique et cancérigène et que «La morpholine présente au Québec est de marque Fresh-Cote 214 et est fabriquée aux États-Unis par la compagnie FMC Technologies, de Chicago». Elle n’est pas accréditée au Canada et passent les douanes canadiennes sous la catégorie des peinture et vernis. Il faut savoir que la morpholine peut subir une altération chimique (nitrosation) et former de la N-nitrosomorpholine (NMOR)cancérogène génotoxique chez les rongeurs en présence de nitrites ou nitrates.. ces derniers biens présents dans nos charcuteries comme agent de conservation et aliments tels betteraves, céleri, laitue, radis et épinards !

À titre informatif, je trouve les résultats et la conclusion de cette étude dénouée de sens:

À partir de l’exposition estimée à la morpholine, on a calculé que la formation endogène possible de NMOR s’établissait à 2,2 et 3,6 ng/kg mc/jour chez les adultes et les enfants respectivement. Cette exposition possible à la NMOR dérivée de la morpholine présente sur des pommes cirées est inférieure à la dose sécuritaire calculée ci-dessus, qui s’établit à 4,3 ng/kg mc/jour.Les incertitudes incluses dans cette estimation de la formation de NMOR comprennent les différences physiologiques entre les êtres humains et les rats, ainsi que les doses réelles de nitrite consommées. Il est peu probable que ces incertitudes accroissent la formation estimée de NMOR.

Et ils ont conclu que les dérivés Nitrosomorpholine ne constituait pas un risque pour la santé, avec une analyse approximative, principalement sur des rats et d’estimations !! Pire encore, les doses  »réelles » inconnues consommées, peut importe les quantités qui diffèrent d’une personne à l’autre bien évidemment, sont peu probables de modifiées la formation de NMOR!! Pardon, l’alimentation complète d’un individu à un autre est certaine de modifier la formation de NMOR et c’est pourquoi c’est si compliqué à analyser et coûteux! De toute façon, puisque le produit de cirage lui-même est dangereux et qu’on ne tient pas compte d’une alimentation complète riche en nitrates/nitrites mais biens des effets «protecteurs» antioxydants estimés de la pomme pour «protéger» le consommateur.. cette conclusion n’a aucune pertinence ni référence scientifique et c’est une belle connerie selon-moi.

On peut retrouver la morpholine sur les concombres, ananas, cantaloups, citrons, oranges, pêches, navets ou encore poivrons importés selon un article du journal le Devoir en 2002.

Mes conseils : Continuez de manger des fruits et légumes sauf que..

  • Cueillez-les en saison si possible pour éviter le cirage
  • Lavez bien vos fruits et légumes à l’eau et bicarbonate de soude et brossez-les à l’eau vive et ensuite essuyez les vivement avec un linge sec légèrement abrasif (Cotton naturel)
  • Le bio c’est bien, mais pour ces fruits lavez-les tout de même (cire et antibiotiques)
  • Si la pomme ou légume que vous achetez sentent le plastique ou le chlore, ne l’achetez-pas. SENTEZ ! Un bonne pomme sent la pomme ou rien du tout si réfrigérée.
  • Essayer d’acheter lescultivars plus résistant au feu bactérien, ceux-ci sont moins propice à l’arrosage aux antibiotiques (Liberty, Red delicious, Jennefree, Cortland)
  • Ouvrez votre esprit à l’achat de pommes légèrement piquées ou de formes plus irrégulières si elles sont biologiques ! Dame nature dit que c’est normal et que c’est tout aussi bon!

Vous pouvez aussi les éplucher, mais vous perdez une grande proportion de vitamine,coenzyme Q10 anti-vieillissement incroyable et fibres ce faisant.

Enfin vous pouvez aller signer la pétition contre l’utilisation des antibiotiques ci-dessous

http://salsa3.salsalabs.com/o/50865/p/dia/action3/common/public/?action_KEY=9888

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